La prison du silence hypocrite

La prison du silence hypocrite

L’ombre du silence absurde
Chatouille un palpable inconfort
Par ce manquement insalubre
Assourdissant mes tympans
De la vérité camouflée inutilement
Qui hurle derrière en contrefort

En écho tes moqueries
Résonnent et hantent tes lèvres
Ma présence t’incommode
Tout ton être me le dit
Hypocritement tu t’accommodes
Intérieurement tu bouilles telle une fièvre

Mièvre et arrogant de suffisance
Tu étales ton dédain en suspension
Qui coule entre nous d’impatience
Comme une lave en fusion
Les apparences comme un mors
Gardant en ébullition ce silence de mort

Tu communiques à d’autres
Ce que tu devrais me dire
Tu lances dans le vent
La clé qui ouvrirait ton tourment
La raison de ce qui te fait souffrir
Noircissant toujours plus la faute

Tu manques de courage
Tu ne fais que te cacher
Derrière ce que tu crois être vérité
Pourquoi prendre tous ces détours
Assume et nous pourrons tourner la page
Derrière la colère peut-être trouverons-nous de l’amour

D’avoir parlé de ce qui te déplaît
Instituera une trêve
Un terrain sans poison
Pour accoster sur la grève
Quittant les murs de ta prison
À bord du bateau de la paix

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